En selle pour interpeller les élus sur le développement durable

De Paris à Cherbourg, il n’y a qu’un coup de pédale ou presque. Etudiant en 5ème année sur le campus de Rouen d’UniLaSalle, Arnaud Genouville en a fait l’expérience. Au guidon de son vélo, il a parcouru les 540 km qui séparent la capitale de la station balnéaire.

Au-delà de la performance sportive, le jeune homme a participé à une expérience organisée par l’Ecole supérieure de paysage de Versailles en partenariat avec l’Agence d’Urbanisme de la région du Havre et de l’Estuaire de la Seine. Il a été invité avec 16 autres étudiants de 11 établissements d’enseignement supérieur de la vallée de la Seine à participer à cet atelier-itinérant à vélo.

« En mobilisant des étudiants ayant un parcours scolaire différent: ingénieurs, agronomes, architectes, artistes,  urbanistes, paysagistes, scénographe, anthropologues, cette initiative avait pour but de« voir sur le terrain les réalités paysagères auquel sont confrontés les touristes», explique Arnaud, « Au travers d’actions et d’ateliers menés entre Paris et Cherbourg, nous avons souhaité interpeller les élus des communes traversées de l’importance de développer des modes de transports alternatifs, l’éco-tourisme et les sensibiliser à l’aménagement durable du territoire ».

« Pas le temps de tergiverser »

Le travail a été proposé en amont au Domaine d’Approfondissement Territoires qui a sollicité les étudiants : « Nous avons été contacté par l’ENSP Versailles », raconte Asma Ben Othmen, Responsable du DA Territoires, Environnent, Agriculture « Cet atelier-itinérant était une formidable opportunité pour les étudiants qui ont pu découvrir autrement la vallée de la Seine véritable espace stratégique d’intérêt mondial mais aussi national. L’idée était d’initier nos élèves-ingénieurs à explorer les formes de projets de développement territorial intégré et leurs multiples enjeux ». Du côté des étudiants on perçoit également ce projet comme un challenge : « Après avoir passé la journée à pédaler et échanger avec les élus, il fallait préparer tous les soirs des documents de communication, plaquettes ou newsletter pour le lendemain » précise Arnaud, « En urbanisme, on appelle ça « la charrette ». C’est une méthode de travail différente de celles que l’on peut utiliser habituellement et les étudiants n’ont pas le temps de tergiverser ! « .

L’an prochain Arnaud sera diplômé. Il ne pourra ainsi pas participer à la prochaine édition du Workshop qui, cette fois ci, développera les mobilités aquatiques de la Seine. Par contre, il invite ses camarades à tenter cette belle aventure humaine : « Même sans être sportif, ce défi est accessible à tous, et c’est une expérience particulièrement enrichissante ! ».